C'est d'ailleurs bien là le problème de faire accompagner quelqu'un aux urgences depuis son lieu de travail.
Le conducteur engage sa responsabilité personnel en cas de soucis sur le trajet, SST ou non . Certes, d'un point de vu financier, on peut amoindrir les choses en ne le faisant qu'avec un véhicule de l'entreprise, et un ordre de mission en bonne et due forme autorisant l'emploi de ce véhicule pour la tâche impartie. D'ailleurs, petite correction de ce que cite lo danièl : ce n'est pas l'assurance du conducteur qui indemnise les victimes potentiel, mais l'assurance du véhicule. D'où l'importance dans ce genre de cas de ne JAMAIS utiliser de véhicule personnel.
le SST n'est pas plus habilité qu'un autre salarié à conduire quelqu'un aux urgences.
Soit c'est de la bobologie, la victime pourra être transportée par n'importe qui, voir par elle-même, après avis médical bien entendu. Cas rarissime, parce qu'on va pas aux urgences pour de la bobologie, sous peine de se faire recevoir comme il faut sur place

Soit c'est un peu plus que ça, et dans tous les cas, le SST (ou l'employeur) va s'enquérir d'un avis médical par appel au 15 qui appliquera une réponse graduée :
- SOS medecin, AP, SP, SMUR ... Ou tout simplement qui estimera qu'une réponse immédiate n'est pas nécessaire, et qu'un passage via le medecin traitant ou la medecine du travail (bah oui, ils servent parfois à autre chose que la visite parfois annuelle

) suffira.
Si l'état de la personne n'est plus compatible avec son poste de travail, sans toutefois que le médical n'ai estimé nécessaire une prise en charge, et bien là, oui, l'employeur peut missionner quelqu'un pour raccompagner la personne chez elle. La encore, c'est sous condition : si c'est fait par un salarié, cela doit figurer dans ses prérogatives : en gros, le chauffeur du patron, ça peut encore passer, par contre, l'intérimaire du service RH, ça le fait moins.
Aller, je suis sympa, je donne la solution joker : appeler un taxi. Ca coûte pas non plus une fortune, c'est un professionnel chargé de conduire les gens d'un point A à un point B, et ça ne mobilise personne dans l'entreprise.
Pour en revenir au cas de la personne bourrée à la sortie de l'entreprise. Déjà, pour commencer, le patron a merdé : le mec n'a pas être bourré sur le lieu de travail. Certes, c'est le pot de départ de Remy, le champagne a coulé à flot ... Bah fallait faire le pot aux jus de fruits (rigolez pas dans le fond, c'est le cas sur mon lieu de travail ... )
Bon, donc je suis patron, je me retrouve avec quelques salariés manifestement complètement bourré. Ces cons, ils veulent prendre leur bagnole pour rentrer, en plus. Et bien là, les solutions sont restreintes :
- le mec prend sa caisse malgré toute mes tentative pour l'en dissuader : j'appel les flics immédiatement, quitte à me faire emmerder sur la consommation d'alcool sur le lieu de travail. Avec un peu de chance, ils vont le choper avant qu'il se tue ou tue quelqu'un d'autre.
- le mec reconnait qu'il est trop bourré pour conduire, et heureusement, sa femme accepte de venir le chercher. Cool : c'est lui qui va se faire engueuler par bobonne, mon salarié rentre chez lui dans des conditions de sécurité optimales, tout va bien.
- le mec reconnait qu'il est pas en état de prendre sa caisse, mais y a personne pour venir le chercher : bah, là, j'appel un taxi, point barre (bon si je suis un gentil patron, je lui paye le taxi, en plus ...)
Vous avez pas remarqué un truc? A aucun moment, dans ce cas de figure, j'ai utilisé un de mes salariés

Et en plus, cette mauvaise expérience m'a fait enfin comprendre que finalement, le pot de départ au jus de fruit, c'est peut être pas une si mauvaise idée que ça ...

Porteur de gobelet de café...