





J'ai vu des personnes voulant pratiquer une R.C.P sur une personne ayant fait un malaise sans P.C.I sous pretexte qu'elle avait passé son A.F..P.S et qu'elle savait tout faire.
C'est pourquoi je suis radicalement opposé à la banalisation de la formation au D.S.A pour les non-secouristes, car il risque d'y avoir un effet banalisateur, généralisateur dans le sens où il risquerait d'être utilisé dans n'importe quelle situation.


boulybang a écrit:Ouhla ça y est je vois que je suscite vive polémique, alors que le but de mon post était juste de créer une réflexion autour de ce sujet, auquel j'ai exprimé mon point de vue et auquel j'ai spécifié que je voulais les points de vue des autres sur CE SUJET et non pas sur moi.
Mais en aucun cas je ne me permettrais d'affirmer que je suis meilleur qu'un autre.
Quand on est secouriste la réalité est toute autre et ces spéculations de dire "je suis meilleur qu'un tel" ou je ne suis quoi ne m'attirent guère.
Je ne cherche pas à être meilleur qu'un autre et tout le monde est pareil je pense, le but étant de mener à bien ses gestes et actions afin de gérer au mieux les situations présentes, voilà tout.
Alors cher sorlock83, évitez please de dévier du sujet en m'incriminant, je ne fais que poser une réflexion qui me semble nécessaire.

boulybang a écrit:C'est pourquoi je suis radicalement opposé à la banalisation de la formation au D.S.A pour les non-secouristes, car il risque d'y avoir un effet banalisateur, généralisateur dans le sens où il risquerait d'être utilisé dans n'importe quelle situation.

boulybang a écrit:...
Étant moi-même P.S.E au sein de la Protection Civile, je suis radicalement opposé à cela.
Sur le terrain, je me suis rendu compte nombre de fois que les personnes non "secouristes" de formation, ayant passé leur A.F.P.S au mieux, ne savent pas pratiquer les gestes qu'il faut.
J'ai vu des personnes voulant pratiquer une R.C.P sur une personne ayant fait un malaise sans P.C.I sous pretexte qu'elle avait passé son A.F..P.S et qu'elle savait tout faire.
Rappellons qu'une R.C.P ne s'entamme que si après deux insufflations sur une personne en A.C.V n'a pas de pouls, ce que beaucoup de titulaires de l'A.F.P.S ne savent pas, et agissent donc à tort et à travers.
...

tom.nageur a écrit:boulybang a écrit:C'est pourquoi je suis radicalement opposé à la banalisation de la formation au D.S.A pour les non-secouristes, car il risque d'y avoir un effet banalisateur, généralisateur dans le sens où il risquerait d'être utilisé dans n'importe quelle situation.
Si tu est un secouriste qui est formé au DSA tu doit savoir ce qui se passe quant on le branche n'importe quant( par exemple sur une victime consciente)
Et oui il ne se passe rien!!!!!

doc-pierre a écrit:Le cas d'un sda laisse sur place qui a choque un patient conscient a déjà été publié...


Étant moi-même P.S.E au sein de la Protection Civile, je suis radicalement opposé à cela.
Sur le terrain, je me suis rendu compte nombre de fois que les personnes non "secouristes" de formation, ayant passé leur A.F.P.S au mieux, ne savent pas pratiquer les gestes qu'il faut.
J'ai vu des personnes voulant pratiquer une R.C.P sur une personne ayant fait un malaise sans P.C.I sous pretexte qu'elle avait passé son A.F..P.S et qu'elle savait tout faire.
Rappellons qu'une R.C.P ne s'entamme que si après deux insufflations sur une personne en A.C.V n'a pas de pouls, ce que beaucoup de titulaires de l'A.F.P.S ne savent pas, et agissent donc à tort et à travers.
C'est pourquoi je suis radicalement opposé à la banalisation de la formation au D.S.A pour les non-secouristes, car il risque d'y avoir un effet banalisateur, généralisateur dans le sens où il risquerait d'être utilisé dans n'importe quelle situation.
Il faut laisser les choses dans l'état actuel c'est-à-dire autoriser uniquement les personnes ayant une habilitation à utiliser le D.S.A (ce que j'ai passé avec mon P.S.E) pour une activité professionnelle ou motivée par une appartenance à une association de secourisme comme la Protection Civile dans mon cas.
1- Réaliser la protection. C’est un préalable obligatoire à toute action de secours. Le secouriste, le(s) témoin(s) et la victime sont en sécurité.
2- Apprécier l’état de conscience : La victime est inconsciente, immobile, ne répond pas à une question simple et ne réagit pas quand on lui demande de serrer la main. L’inconscience est le premier des trois signes de l’AC.
3- Si le secouriste est seul, appeler de l’aide.
4- Assurer la liberté des voies aériennes : • Mettre la victime sur le dos si elle est allongée sur le ventre. / • Desserrer ou dégrafer rapidement tout ce qui peut gêner la respiration. / • Basculer doucement la tête de la victime en arrière (si la victime ne présente pas un traumatisme de la nuque) et élever le menton Si vous suspectez un traumatisme du rachis, élevez le menton seulement. / • Ouvrir la bouche de la victime avec la main qui tient le menton. /• Retirer les corps étrangers visibles à l’intérieur de la bouche tout en gardant le menton élevé.
5- S’assurer de l’absence de respiration pendant 10 secondes au plus : • Se pencher sur la victime, regarder, sentir et écouter si la victime respire. La poitrine (ou le haut de l’abdomen) ne se soulève pas, aucun bruit ou souffle de la victime n’est perçu : la victime ne respire pas. L’arrêt de la respiration est le deuxième signe de l’AC.
6- Demander si un défibrillateur automatisé externe est disponible à proximité et faire alerter les secours publics : Les chances de survie de la victime sont étroitement liées à la rapidité de mise en oeuvre d’un choc électrique si la victime présente un fonctionnement anarchique du coeur. La rapidité d’obtention d’un DAE et de la délivrance d’un choc électrique conditionne la survie de la victime surtout si elle présente un arrêt cardiaque d’origine cardiaque (cf. voir partie sur la
DAE). L’intervention d’une équipe de réanimation médicalisée complète la chaîne des secours.
7- Contrôler l’absence du pouls carotidien : Le secouriste se place du côté de la carotide qu’il va palper et maintient la tête avec l’autre main sur le front Chez l’adulte et l’enfant, le pouls doit être recherché sur la face latérale du cou, en le palpant entre la pulpe de 2 ou 3 doigts médians de la main qui tenait le menton de la victime (index, majeur et annulaire), et le plan osseux profond constitué par la colonne cervicale : • Le 1er temps : Poser doucement l’extrémité des doigts sur la ligne médiane du cou ; • Le 2ème temps : Ramener la main vers soi, la pulpe des doigts restant au contact de la peau du cou ; • Le 3ème temps : Pousser la pulpe des doigts vers la profondeur pour percevoir les battements de la carotide. Si le secouriste n’est pas expérimenté ou a le moindre doute sur la présence ou l’absence du pouls carotidien, il ne doit en aucun cas perdre de temps pour débuter les compressions thoraciques si la victime est inconsciente et ne respire pas.
Dans tous les cas, cette recherche ne doit pas durer plus de 10 secondes au maximum.
8- Réaliser 30 compressions thoraciques : La victime est installée en position horizontale, sur le dos, sur un plan dur (sol) : • Dénuder la poitrine de la victime (fig 8.5) ; • Déterminer la zone d’appui ; • Réaliser immédiatement 30 compressions thoraciques (technique 8.1). La fréquence des compressions thoraciques doit être de 100 par minute quel que soit l’âge de la victime.
9- Réaliser deux insufflations : • Immédiatement après les 30 compressions thoraciques, réaliser 2 insufflations en utilisant une technique de ventilation artificielle orale (technique 8.2) et si possible en utilisant un dispositif de protection orale comme un écran facial ou un masque de poche
10- Poursuivre les compressions thoraciques et les insufflations : • Poursuivre les compressions thoraciques et les insufflations au rythme de 30 compressions pour 2 insufflations et ainsi de suite. Le passage des insufflations aux compressions et des compressions aux insufflations doit être effectué aussi rapidement que possible, sous peine de diminuer l’efficacité de la circulation artificielle ainsi obtenue.
11- Surveiller et/ou poursuivre la RCP : • Si la victime réagit ou alors tous les 5 cycles de 30/2, arrêter les compressions thoraciques et contrôler le pouls carotidien.
• Si le pouls carotidien devient perceptible, contrôler la respiration : - Si elle est présente et efficace (ample, régulière et avec une fréquence supérieure à 6 mouvements par minute), installer la victime en PLS et la surveiller ; - Si elle est absente, réaliser 10 insufflations puis contrôler à nouveau la respiration et le pouls et réaliser les gestes de secours qui s’imposent. La RCP est réalisée au début à un secouriste. Dès que possible, se faire aider par une autre personne et réaliser une RCP à 2 secouristes.
6.2 La RCP chez l’adulte à deux secouristes (avec le matériel minimum de premiers
secours)
A 2 secouristes et avec du matériel minimum de premiers secours il est possible : • De réaliser la ventilation artificielle en utilisant un insufflateur manuel ; • D’inverser les secouristes en cours de RCP pour diminuer leur fatigue et améliorer les techniques de RCP.
1- Rechercher l’inconscience de la victime.
2- Assurer la liberté des voies aériennes.
3- S’assurer de l’absence de respiration.
4- Alerter et demander un renfort. Dès la constatation de l’arrêt de la respiration, un secouriste réalise l’alerte afin d’obtenir le plus rapidement possible le renfort d’une équipe de secours, d’un DAE et d’une équipe médicalisée.
5- Contrôler l’absence du pouls carotidien L’autre secouriste recherche le pouls carotidien et/ou débute les manoeuvres de RCP.
6- Débuter immédiatement les compressions thoraciques (30) suivies d’insufflations (2) Il débute seul la RCP en commençant par les compressions thoraciques et avec un rapport de 30 compressions pour 2 insufflations. La RCP sera réalisée à 2 secouristes dès qu’un des
deux secouristes aura transmis l’alerte. Pour réaliser les insufflations, le secouriste utilise un masque de poche ou encore mieux un insufflateur manuel. Pour limiter la fatigue des secouristes et assurer une RCP efficace, les secouristes doivent, si possible, se remplacer tous les 5 cycles (lors de la recherche des
signes de circulation).
7- Surveiller et/ou poursuivre la RCP : • Si la victime réagit ou alors tous les 5 cycles de 30/2, arrêter les compressions thoraciques et contrôler le pouls carotidien.
• Si le pouls carotidien devient perceptible, contrôler la respiration : - Si elle est présente et efficace (ample, régulière et avec une fréquence supérieure à 6 mouvements par minute), installer la victime en PLS et la surveiller ; - Si elle est absente, réaliser 10 insufflations puis contrôler à nouveau la respiration et le pouls et réaliser les gestes de secours qui s’imposent.
NB : Si les secouristes disposent de matériels pour réaliser une insufflation d’oxygène ou une aspiration de sécrétions, ceux-ci seront utilisés dès que nécessaire sans toutefois retarder la mise en oeuvre de la RCP (cf. parties sur l’inconscience et la défibrillation automatisée externe).

Actarus a écrit:Bonsoir,
Quelques questions permettant peut-être d'éclairer le débat :
- Combien de secouristes formés et entrainés se trouvent en général à moins d'une minute d'une personne faisant un arrêt cardio-respiratoire ? ????
- Combien de temps en moyenne met une équipe de secours pour arriver sur les lieux d'une telle intervention ? entre 10 et 20 minutes sur l'ensemble du térritoire
- A partir de combien de minutes des lésions irréversibles commencent-elles à apparaitre dans le cerveau d'une victime en arrêt cardio-respiratoire si rien n'est fait ? à partir de 3 minutes, les premières sequelles inréversibles apparaissent
- De combien de points augmente le pourcentage de survie d'une victime en arrêt cardio-respiratoire lorsque celle-ci est traitée par RCP précoce, défibrillation précoce puis prise en charge médicale rapide ? on passe de 2% à plus de 20%, on multiplie les chances par 10
- Quel pourcentage de la population Française est formé aux gestes de premiers secours ?
nous sommes actuellement en dessous des 5%
Je pense que les réponses à ces questions nous permettrons d'avancer.
Bonne soirée

boulybang a écrit:De plus en plus, les médias évoquent une possible banalisation de la formation au D.S.A pour tout le monde.
Étant moi-même P.S.E au sein de la Protection Civile, je suis radicalement opposé à cela.
Sur le terrain, je me suis rendu compte nombre de fois que les personnes non "secouristes" de formation, ayant passé leur A.F.P.S au mieux, ne savent pas pratiquer les gestes qu'il faut.
J'ai vu des personnes voulant pratiquer une R.C.P sur une personne ayant fait un malaise sans P.C.I sous pretexte qu'elle avait passé son A.F..P.S et qu'elle savait tout faire.
Rappellons qu'une R.C.P ne s'entamme que si après deux insufflations sur une personne en A.C.V n'a pas de pouls, ce que beaucoup de titulaires de l'A.F.P.S ne savent pas, et agissent donc à tort et à travers.
Ces personnes là sont dangereuses car elles ne sont pas habituées à pratiquer en concret sur le terrain et veulent appliquer ce qu'elles ont eu en formation (plus ou moins bien dipensée d'ailleurs mais il s'agit d'un autre débat) sans trop réfléchir.
C'est pourquoi je suis radicalement opposé à la banalisation de la formation au D.S.A pour les non-secouristes, car il risque d'y avoir un effet banalisateur, généralisateur dans le sens où il risquerait d'être utilisé dans n'importe quelle situation.
Il faut laisser les choses dans l'état actuel c'est-à-dire autoriser uniquement les personnes ayant une habilitation à utiliser le D.S.A (ce que j'ai passé avec mon P.S.E) pour une activité professionnelle ou motivée par une appartenance à une association de secourisme comme la Protection Civile dans mon cas.
Je suis donc désireux d'engager un débat sur ce sujet, en recueillant l'avis de chacun.
Merci de me donner vos avis.

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