Risque Majeur
Documentaire. Réalisé par Marie Ka. Produit par Les Films à Lou. Avec la participation de France 2.
Dans un concert de sirène, les ambulances, les cars de police et les camions de pompiers convergent vers l’aéroport de Toulouse Blagnac. Dans l’une des ambulances, le docteur Marie-Cécile Barthet, médecin anesthésiste et directeur des Secours Médicaux de Haute-Garonne écoute le message radio : un terroriste menace de faire exploser un avion. À son arrivée sur le tarmac un ballet très codifié se met en branle : des brigades d’intervention pénètrent dans l’avion pour sécuriser les lieux et tenter d’isoler le ou les terroristes dissimulé(s) parmi les passagers. Puis les pompiers entrent en scène et ouvrent la voie aux secours médicaux. Médecins et infirmiers interviennent et évacuent d’urgence les blessés légers puis les blessés graves vers le Poste Médical Avancé, dressé en toute hâte au sein même de l’aéroport. Ce qui apparaît de prime abord comme une scène réelle, s’avère être un exercice grandeur nature (ou scénario maximaliste) mis au point par Marie-Cécile Barthet en collaboration avec la préfecture et l’ensemble des services de l’État concerné. Dans le rôle des blessés, les médecins qu’elle forme à la spécialisation "Médecine de catastrophe".
Le 21 septembre 2001, alors que l’usine AZF vient d’exploser, c’est à Marie-Cécile Barthet que l’on confie la responsabilité des secours. Depuis lors, la nécessité de se préparer aux risques majeurs ne l’a pas quittée. Les véritables enseignements post-AZF, c’est à ces étudiants qu’elle les transmet : "Au moment des faits, je sais que si c’est une conduite de phosgène qui a explosé, c’est 20 000 morts". Les nouveaux risques d’origine terroriste, industrielle, bactériologique ou chimique exigent des façons nouvelles de penser et de gérer le risque, tant du point de vue de la gouvernance, que des institutions et de la société civile.
Le film, dans une dernière partie, témoigne de la persévérance de Marie-Cécile Barthet pour qu’enfin la population dispose de moyens suffisants, - à commencer par l’information - pour éviter qu’un accident ou un attentat ne dégénère en hécatombe.
J'ai regardé hier soir, c'était vraiment pas mal, bien que court.
Rediffusion dimanche 9 mars à 5h10 (du matin) sur France 2. A vos magnétos.
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