de Le grincheux le 27 Avr 2004 02:39
Merci, un grand merci pour le Général de la Terre pour ces nombreuses réflexions sur le sujet ( sans provocation mon ami) que je partage complètement.
Comme tu peux le remarquer, lorsque l’on touche le sujet de la para médicalisation cela entraîne tout de suite une irritation voir un rash cutané frisant la grande histaminolibération, c’est chasse garder par les médecins qui perçoivent la possibilité d’une diminution de postes médicaux en SMUR.
Il y avait la même réaction lors de la mise en place des DSA.
Monsieur le docteur Francis un très grand nombre de vos collègues smuriens sont persuadé que la démographie médicale dans un proche avenir va obliger un certain nombre de médecin urgentiste et comme l’indique cette spécificité a se diriger vers les urgences pour ne sortir en smur que sur des interventions ayant bénéficié d’un trie plus fin que le bilan secouriste.
La réglementation, les impératifs légaux (comme le dit le président du SAMU de France malgré une obligation légale il n’y a tjs pas d’IDE dans chacun des smur, les postes de PH, de PHC ont fait grimper le prix des interventions (on ne va pas se plaindre qu’enfin les médecins reçoivent un salaire en rapport avec leur étude et les responsabilités). On peut tjs comme dans certains smur multiplier les sorties pour justifier les postes et les crédits. Le problème c’est que ca coûte très cher et qu’il n’y a plus de sous.
La contradiction dans le problème du cou, pourquoi déplacer une VSAB avec un infirmier en renfort d’une autre, l’utilisation comme dans le 77 d’une VL avec un infirmier qui se déplace sur un secteur en fonction des besoins me paraît mieux adapté
Donc je vous renvoie sur ce que dit le Général de la Terre et Vincent.
Comme pour le DSA le lobby médical va faire de la résistance à la mise en place d’une para médicalisation des secours, donc il va falloir être patient mais cela est inévitable, donc plutôt que de se battre, il faut réfléchir à cette mise en place comme pour les TIIH.
Arrêtons pour tuer son chien de dire qu’il a la rage. Les expériences de Toulon, de Mulhouse et bien sur celle de Thionville qui pendant plusieurs années avait démontré que presque 70 % des interventions un IADE était suffisant, à l’époque lors des congrès l’ensemble de la communauté médicale s’arrachaient les cheveux.
Oui MONSIEUR le DOCTEUR les infirmiers font des diagnostics. Je me permets sans aucune impertinence de vous donnez quelques extraits de ce fameux décret de compétence.
Art. 1er. - L'exercice de la profession d'infirmier comporte l'analyse, l'organisation, la réalisation de soins infirmiers et leur évaluation, la contribution au recueil de données cliniques et épidémiologiques.
4o De contribuer à la mise en œuvre des traitements en participant à la surveillance clinique et à l'application des prescriptions médicales contenues, le cas échéant, dans des protocoles établis à l'initiative du ou des médecins prescripteurs ;
Art. 3 Il identifie les besoins de la personne, pose un diagnostic infirmier, formule des objectifs de soins, met en oeuvre les actions appropriées et les évalue.
Art. 5. - Dans le cadre de son rôle propre, l'infirmier accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son environnement et comprenant son information et celle de son entourage :
Installation du patient dans une position en rapport avec sa pathologie ou son handicap.
Ventilation manuelle instrumentale par masque .
Utilisation d'un défibrillateur semi-automatique et surveillance de la personne placée sous cet appareil.
Recueil des observations de toute nature susceptibles de concourir à la connaissance de l'état de santé de la personne et appréciation des principaux paramètres servant à sa surveillance : température, pulsations, pression artérielle, rythme respiratoire, volume de la diurèse, poids, mensurations, réflexes pupillaires, réflexes de défense cutanée, observations des manifestations de l'état de conscience, évaluation de la douleur ;
Art. 6. - Outre les actes et activités visés aux articles 11 et 12, l'infirmier est habilité à pratiquer les actes suivants soit en application d'une prescription médicale qui, sauf urgence, est écrite, qualitative et quantitative, datée et signée, soit en application d'un protocole écrit, qualitatif et quantitatif, préalablement établi, daté et signé par un médecin :
Scarifications, injections et perfusions autres que celles visées au deuxième alinéa de l'article 8 ci-après, instillations et pulvérisations ;
Scarifications et injections destinées aux vaccinations ou aux tests tuberculiniques ;
Mise en place et ablation d'un cathéter court ou d'une aiguille pour perfusion dans une veine superficielle des membres ou dans une veine épicrânienne ;
Surveillance de cathéters veineux centraux et de montages d'accès vasculaires implantables mis en place par un médecin ;
Injections, et perfusions, à l'exclusion de la première, dans ces cathéters ainsi que dans les cathéters veineux centraux et ces montages :
a) De produits autres que ceux visés au deuxième alinéa de l'article 8 ci-après ;
b) De produits ne contribuant pas aux techniques d'anesthésie générale ou locorégionale mentionnées à l'article 10 ci-après.
Ces injections et perfusions font l'objet d'un compte rendu d'exécution écrit, daté et signé par l'infirmier et transcrit dans le dossier de soins infirmiers ;
Administration des médicaments sans préjudice des dispositions prévues à l'article 5 ci-dessus ;
Pose de dispositifs transcutanés et surveillance de leurs effets ;
Renouvellement du matériel de pansements médicamenteux ;
Réalisation et surveillance de pansements spécifiques ;
Ablation du matériel de réparation cutanée ;
Pose de bandages de contention ;
Ablation des dispositifs d'immobilisation et de contention ; renouvellement et ablation des pansements médicamenteux, des systèmes de tamponnement et de drainage, à l'exception des drains pleuraux et médiastinaux ;
Pose de sondes gastriques en vue de tubage, d'aspiration, de lavage ou d'alimentation gastrique ;
Pose de sondes vésicales en vue de prélèvement d'urines, de lavage, d'instillation, d'irrigation ou de drainage de la vessie, sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l'article 9 ci-après ;
Instillation intra-urétrale ; injection vaginale ;
Pose de sondes rectales, lavements, extractions de fécalomes, pose et surveillance de goutte-à-goutte rectal ;
Appareillage, irrigation et surveillance d'une plaie, d'une fistule ou d'une stomie ; soins et surveillance d'une plastie ;
Participation aux techniques de dilatation de cicatrices ou de stomies ;
Soins et surveillance d'un patient intubé ou trachéotomisé, le premier changement de canule de trachéotomie étant effectué par un médecin ;
Participation à l'hyperthermie et à l'hypothermie ;
Administration en aérosols et pulvérisations de produits médicamenteux ;
Soins de bouche avec application de produits médicamenteux et, en tant que de besoin, aide instrumentale ;
Lavage de sinus par l'intermédiaire de cathéters fixés par le médecin ;
Bains d'oreilles et instillations médicamenteuses ;
Enregistrements simples d'électrocardiogrammes, d'électro-encéphalogrammes et de potentiels évoqués sous réserve des dispositions prévues à l'article 9 ci-après ;
Mesure de la pression veineuse centrale ;
Vérification du fonctionnement des appareils de ventilation assistée ou du monitorage, contrôle des différents paramètres et surveillance des patients placés sous ces appareils ;
Pose d'une sonde à oxygène ; installation et surveillance des personnes placées sous oxygénothérapie normobare et à l'intérieur d'un caisson hyperbare ;
Branchement, surveillance et débranchement d'une dialyse rénale, péritonéale ou d'un circuit d'échanges plasmatique ;
Saignées ;
Prélèvements de sang par ponction veineuse ou capillaire ou par cathéter veineux ;
Prélèvements de sang par ponction artérielle pour gazométrie ;
Prélèvements non sanglants effectués au niveau des téguments ou des muqueuses directement accessibles .
Prélèvements et collecte de sécrétions et d'excrétions ;
Recueil aseptique des urines ;
Transmission des indications techniques se rapportant aux prélèvements en vue d'analyses de biologie médicale ;
Soins et surveillance des personnes lors des transports sanitaires programmés entre établissements de soins ;
Entretien individuel et utilisation au sein d'une équipe pluridisciplinaire de techniques de médiation à visée thérapeutique ou psychothérapique ;
Mise en oeuvre des engagements thérapeutiques qui associent le médecin, l'infirmier et le patient, et des protocoles d'isolement.
Voilà juste pour démontrer que cette liste n’est pas très importante comme vous le dite mon cher docteur.
Pourquoi accepter après 10 h de cours sans évaluation certificative la reconnaissance d’un ACR et de son traitement et refuser à des professionnelles ce que l’on autorise à un AFPS.
La question est ?doit on favoriser cette mise en place au niveau des smur ou des pompiers.
Comme dit le Général le prix d’une vl avec un infirmier et un chauffeur est le même qu’il soit rouge ou blanc.
Qui des deux services est le mieux adapté pour :
Encadrer médicalement cette nouvelle activité pour les infirmiers.
L’infirmier doit il continuer régulièrement une activité de SMUR afin d’évoluer et de ce perfectionner.
L’évaluation médicale journalière des interventions.
Etude des dossiers après avoir obtenu les comptes rendus.
Eviter les problèmes relationnels entre les deux services.
Etc..
Je m’emporte, je m’emporte mon bip sonne, il est déjà 2h30 et je suis hors sujet par rapport à la question posé du début.
Bonne nuit
Le grincheux